Loi « Rixain » : la CFDT laisse à la direction la charge de son échec
Plutôt contrainte par son incapacité résiduelle à respecter les dispositions légales en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, la direction de l’UES Capgemini a sollicité les organisations syndicales pour négocier un avenant à l’accord conclu en septembre 2025 sur ce chapitre.
Un accord que la CFDT avait refusé de signer, principalement à cause des principes de rattrapage salarial considérés comme arbitraires, inéquitables et insuffisants.
Dans un esprit constructif et comme à son habitude, la CFDT a souhaité participer aux réunions de négociation pour apporter sa contribution aux dispositifs proposés et amener de nouveaux droits aux salariés.
Après deux réunions de négociation, la CFDT fait le constat que la direction n’est ni dans l’écoute ni dans la recherche de compromis et décide de ne plus participer à un simulacre de négociation.
Ce que Capgemini était obligée de négocier : les mesures permettant d’atteindre des objectifs proportionnels de représentation féminine parmi les cadres dirigeants et les instances dirigeantes. Mais l’obligation s’arrête là. Sans accord majoritaire, il reviendra à la direction de prendre des mesures unilatérales. Ce qui explique en partie son peu d’intérêt à réellement négocier.


