L’IA bouscule le marché du travail (Episode 2 : la formation est une clé…)
Episode 2 : IA : la formation est une clé…
Les constats de l’étude (voir l’épisode 1) ne viennent que confirmer la position de la CFDT : l’IA générative et agentique qui ne doit pas servir à supprimer des emplois ou à dégrader les conditions de travail.
L’étude montre une transformation du contenu des compétences recherchées. Chez les spécialistes informatiques, les employeurs demandent moins souvent des compétences de programmation ou de maîtrise de logiciels, tandis que les compétences liées à l’intelligence artificielle, à l’analyse de données et surtout à la communication prennent davantage de place. Les entreprises semblent rechercher moins de « codeurs purs » et davantage de profils capables d’expliquer, de déployer et d’accompagner les usages de l’IA.
Cette évolution traduit un changement technologique inédit. Alors que les précédentes vagues de numérisation avaient plutôt favorisé les salariés les plus qualifiés, l’IA générative tend à démocratiser l’accès à certaines compétences numériques et à accroître la productivité des travailleurs les moins experts.
Face à cette évolution, la CFDT porte plusieurs exigences et notamment sur la formation et les transformations des métiers.
La formation doit être un droit effectif pour tous : les salariés doivent pouvoir acquérir les compétences liées à l’IA, à l’analyse des données et aux nouveaux outils numériques sur leur temps de travail. La montée en compétences ne peut reposer uniquement sur l’initiative individuelle.
Une anticipation des transformations des métiers : les entreprises doivent partager avec les représentants du personnel les impacts prévisibles de l’IA sur l’emploi, les recrutements et l’organisation du travail. Les évolutions doivent être discutées en amont dans les instances de dialogue social.
A bientôt pour le prochain épisode…


