8 mars – Journée internationale des DROITS DES FEMMES – Ne rien lâcher !
C’est une journée de lutte, parce que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas une réalité.
D’après le rapport 2026 du Haut Conseil à l’Égalité (HCE), la France s’inscrit pleinement dans un sexisme à double dimension, à la fois hostile et paternaliste :
– Le sexisme hostile, qui se manifeste par le rejet des femmes et la légitimation des violences et des discriminations à leur encontre.
– Le sexisme paternaliste, qui perçoit les femmes comme des êtres fragiles et inférieurs, nécessitant une protection constante.
Dans ce contexte, les discours masculinistes gagnent du terrain, en particulier chez les jeunes.
Le masculinisme n’est pas seulement une somme d’opinions individuelles : c’est une idéologie structurée, caractérisée par :
– des logiques d’adhésion collective,
– une forte diffusion sur les réseaux sociaux,
– une capacité à banaliser, voire justifier, les violences sexistes et sexuelles.
Idée masculiniste n°1
👉 « L’égalité est déjà atteinte, le 8 mars ne sert plus à rien. »
Le baromètre du HCE montre que :
– plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social,
– une part significative de la population estime, à tort, que l’égalité est déjà réalisée.
Idée masculiniste n°2
👉 « Le féminisme exagère, la majorité des gens rejettent le sexisme. »
Le baromètre du HCE montre que :
– 17 % de la population adhère au sexisme hostile (23 % des hommes, mais aussi 12 % des femmes),
– le sexisme paternaliste est encore plus largement partagé (27 % des hommes et 18 % des femmes).
Idée masculiniste n°3
👉 « Les hommes sont désormais les principales victimes. »
Le baromètre du HCE montre que :
– 84 % des victimes de cybersexisme sont des femmes,
– les violences sexistes et sexuelles touchent majoritairement les femmes, dans l’espace public, au travail et en ligne.
La CFDT fait de la lutte contre le sexisme un combat syndical majeur, inscrit à l’article 1 de ses statuts, affirmé dans son manifeste féministe et décliné à travers des actions concrètes :
- prévention des violences sexistes et sexuelles,
- formation des militantes et militants,
- accompagnement des victimes,
- revendication d’une égalité réelle entre les femmes et les hommes, au travail comme dans la société.
La CFDT Capgemini s’inscrit pleinement dans ce combat au quotidien, à travers l’action de ses référents harcèlement au sein des CSE et de ses équipes présentes sur le terrain.
Elle a fait le choix fort de ne pas signer, en 2025, le dernier accord sur l’égalité professionnelle — une première après quatre accords successifs —, car la méthode de rattrapage des écarts de rémunération proposée par la direction ne permet ni de corriger réellement les inégalités existantes, ni de cibler les populations féminines les plus pénalisées, et conduit au contraire à recréer de nouveaux écarts.
Le 8 mars est un temps de réponse collective face à cette idéologie qui remet en cause les droits des femmes et l’égalité.
Il est essentiel pour :
- rappeler que l’égalité n’est pas acquise,
- déconstruire les discours masculinistes qui banalisent ou nient les inégalités,
- affirmer que l’égalité femmes‑hommes est un enjeu de justice sociale et de démocratie.
Source : Rapport Haut Conseil à l’Egalité 2026 : état des lieux du sexisme en France

