Reconvertir un MAXIMUM de salariés !
Les Directions de Capgemini et Altran viennent de partager aux élus les détails du « projet d’adaptation des emplois et des compétences fondées exclusivement sur le volontariat ».
En résumé, la Direction :
- Motive ce projet par une conjoncture difficile (ralentissement du numérique, mutations technologiques, difficultés sectorielles dont notamment le secteur automobile, …).
- Met en avant des métiers d’avenir ou des secteurs prometteurs (DevOps, Solutions packagées, automatisation des tests, cybersécurité, rail et nucléaire plutôt que le secteur automobile).
- Confirme le nombre maximal de postes supprimés en France : 2409 en France dont 1571 dans l’UES Capgemini et 838 dans l’UES Altran.
- Propose un plan de reconversion qui concernerait environ 600 salariés dans l’UES Capgemini et environ 150 salariés chez ALTRAN.
A noter :
- Les postes impactés seront communiqués par la Direction ainsi que le nombre de salariés éligibles par poste et les bassins d’emploi concernés.
- Les dispositifs de mobilité interne et externe feront l’objet d’un accord : la négociation, pour une durée minimale de 3 mois, commence cette semaine jeudi 5 février. Cette négociation va durer probablement plusieurs mois : voir notre FAQ et notre article sur le sujet.
- C’est surtout chez Altran que la proportion des salariés concernés est le plus important. La CFDT demandera des moyens et des efforts renforcés pour nos collègues d’Altran.
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A ce stade, la CFDT souhaite partager des questions et points de vigilance suivants :
- Quelles sont les vraies motivations du plan de suppression des postes ? La CFDT estime que l’IA à ce stade est l’arbre qui cache la forêt. Le Groupe Capgemini souhaite avant tout rétablir sa rentabilité et sa compétitivité en France au détriment de l’emploi, en utilisant encore et toujours l’offshore et l’externalisation de nos compétences.
- Capgemini souffre aussi depuis trop d’années de réorganisations mal adaptées ou hors sol et d’une politique salariale qui a démotivé un trop grand nombre de salariés.
- Autre interrogation : des métiers sont ciblés et des sites plus que d’autres. La vraie motivation n’est-elle pas de supprimer des postes liés à des pertes de contrats sur certains sites pour « sécuriser » sur le court terme la rentabilité du groupe en France?
La CFDT sera également vigilante sur la définition des postes visés communiquée par la Direction versus notre référentiel métier. Attention aussi à la cette notion parfois arbitraire de « valeur ajoutée » de certains postes plutôt que d’autres.
Nous serons aussi attentifs à l’effet de Noria possible : le groupe doit continuer à recruter mais pas au prix des départs « volontaires » forcés de nos collègues ciblés.
En conclusion, la CFDT fera tout pour que le groupe Capgemini donne des moyens réels et du temps à nos collègues concernés en fonction de leur capacités réelle à se former et à se reconvertir. Le groupe a les moyens d’engager des reconversions qui peuvent paraître difficiles (nous pensons à nos collègues dans les métiers très spécialisés de l’ingénierie notamment) mais qui ne sont pas insurmontables à condition d’y mettre des moyens et une organisation à la hauteur du plan annoncé. Pourquoi ne pas envisager des formations diplômantes ?
