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Les postures sédentaires au travail : prenez les bonnes mesures pour votre santé

Avec l’évolution des modes de travail, les postures sédentaires sont devenues une norme dans de nombreux secteurs professionnels. En France, près de 40 % des salariés déclarent passer plus de cinq heures par jour en position assise, selon les données de l’INRS en 2025.

Une posture sédentaire au travail se définit par une position assise ou allongée, maintenue pendant une durée prolongée, avec une dépense énergétique très faible. Les exemples typiques incluent le travail sur écran, comme la bureautique, la programmation ou la gestion administrative, ainsi que les réunions en salle ou en visioconférence. À l’inverse, les activités impliquant des mouvements répétitifs, des efforts physiques ou une alternance régulière de postures ne sont pas considérées comme sédentaires.

Les postures sédentaires prolongées entraînent plusieurs perturbations physiologiques. Une activité physique réduite favorise l’accumulation de sucre et de graisses dans l’organisme, augmentant ainsi le risque de résistance à l’insuline et de dyslipidémie. Par ailleurs, la position assise prolongée réduit la circulation sanguine, notamment au niveau des membres inférieurs, ce qui peut entraîner des thromboses veineuses ou une hypoxie tissulaire. Enfin, le maintien d’une posture statique sollicite de manière excessive les vertèbres lombaires, les épaules et le cou, favorisant ainsi les troubles musculosquelettiques. Le lien entre les postures sédentaires et plusieurs pathologies sont aussi avérés comme les maladies cardiovasculaires, telles que l’infarctus, l’AVC et l’hypertension artérielle, qui sont liées à des mécanismes d’athérosclérose et d’inflammation vasculaire. Les pathologies métaboliques, comme le diabète de type 2 et l’obésité, sont associées à une résistance à l’insuline et à un déséquilibre lipidique. Les cancers, notamment ceux du côlon, du sein et de l’endomètre, sont favorisés par des perturbations hormonales et métaboliques. Enfin, les troubles mentaux, comme le stress, l’anxiété et la dépression, peuvent être exacerbés par la sédentarité et l’isolement social. Ces risques sont cumulatifs et peuvent interagir entre eux. Par exemple, l’obésité combinée au diabète augmente considérablement le risque cardiovasculaire.

Prenez les devants, protégez-vous

Pour limiter les effets néfastes des postures sédentaires, Il est recommandé de rompre sa posture sédentaire toutes les 30 minutes en se levant, en marchant ou en s’étirant et de limiter son travail assis à moins de 5 heures par jour. Bien que la pratique d’une activité physique régulière soit bénéfique pour la santé, elle ne suffit pas à compenser les effets délétères d’une journée entièrement assise.

Passez des appels téléphoniques en marchant ou organisez vos réunions debout. Les pauses actives, comme des étirements ou une marche rapide de deux à trois minutes toutes les 30 minutes, doivent être encouragées.

Les postures sédentaires au travail constituent un enjeu de santé publique qui ne peut plus être ignoré. Leurs conséquences, à la fois physiques et mentales, pèsent lourdement sur la qualité de vie des salariés et sur la productivité des entreprises. Heureusement, des solutions concrètes existent, allant de l’aménagement des postes à la sensibilisation des salariés.
 

« Au travail, il est primordial de bouger et de varier les postures. »

 
Sources :
Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS). (2025). Postures sédentaires au travail : Définition, effets sur la santé et mesures de prévention (Brochure ED 6494).
Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (2020). Recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé.
(2025). Les postures sédentaires, un réel enjeu de santé au travail (Webinaire Anim-448).
Convention collective BETIC (Syntec). Accords d’entreprise sur l’ergonomie et la prévention des TMS.